Question 2 : Êtes-vous content de la réunification des différentes paroisses en un seul grand secteur ?
Majorité positive : Près de 56% des répondants expriment une satisfaction quant à la réunification des paroisses. Cela suggère une acceptation générale de la nouvelle structure.
Zone grise : Plus de 27 % des répondants expriment un avis neutre ou mitigé. Ce groupe pourrait être influencé positivement ou négativement en fonction de la manière dont les problèmes soulevés par les répondants négatifs sont traités.
Réserves significatives : Environ 17 % des répondants expriment un désaccord ou des regrets. Ce groupe mérite une attention particulière, car il représente les paroissiens qui se sentent le moins bien servis par la réunification.
Arguments POUR la réunification :
Nécessité : La principale raison invoquée est le manque de prêtres. La réunification est perçue comme une solution pratique à ce problème.
Ouverture et élargissement de la communauté : Beaucoup apprécient la possibilité de rencontrer de nouveaux paroissiens, de renouer des liens avec d’anciennes connaissances et d’enrichir les échanges entre les différentes communautés.
Présence de deux prêtres : La présence de deux curés est perçue comme un avantage, apportant une plus grande disponibilité et une diversité dans les approches pastorales.
Expériences positives passées : Certains se souviennent positivement d’une précédente expérience de « grand secteur » et sont heureux de retrouver cette configuration.
Nuances et compromis :
Acceptation résignée : Certains acceptent la réunification par nécessité, sans pour autant être pleinement satisfaits.
Attente et espoir : D’autres se montrent patients, espérant que les liens se renforceront avec le temps.
Proposition d’ajustements : Des suggestions sont faites pour maintenir des rencontres régulières entre les différents secteurs, ou pour faire appel à des prêtres extérieurs pour assurer une présence plus régulière dans les petites paroisses.
Arguments CONTRE la réunification :
Perte d’identité paroissiale : Un sentiment de perte d’identité de la paroisse d’origine est exprimé, ainsi qu’un attachement aux traditions et aux habitudes locales.
Difficulté à créer des liens : La taille du secteur est perçue comme un obstacle à la création de liens significatifs avec tous les paroissiens.
Regret de certaines pratiques : La suppression de certaines messes est regrettée, de même que la perte d’un prêtre résident dans certains villages.
Sentiment d’éparpillement : Certains ont l’impression que la communauté paroissiale est devenue plus dispersée, avec moins d’occasions de se retrouver.
Préoccupations spécifiques : Certaines personnes âgées expriment leur tristesse face à la disparition des prêtres résidents et des activités paroissiales dans leur village, soulignant un sentiment de déchristianisation.
Analyse : Ces résultats indiquent qu’une majorité des personnes interrogées est favorable à la réunification des paroisses (56%). Cette adhésion majoritaire témoigne d’une ouverture au changement et d’une compréhension des défis auxquels l’Église fait face dans le contexte actuel. Cependant, une part non négligeable exprime des réserves (27%), voire un désaccord (17%). Leurs préoccupations, souvent liées à la crainte de perdre une identité locale ou des traditions chères, méritent une attention particulière. Ces voix, bien que minoritaires, sont porteuses d’un attachement profond à leur paroisse d’origine et à ses spécificités, qu’il convient de respecter et de prendre en compte dans la nouvelle configuration. Par ailleurs, on observe qu’une partie des fidèles accepte la réunification non par enthousiasme, mais par pragmatisme, reconnaissant la nécessité de s’adapter à une réalité ecclésiale en mutation. Cette acceptation résignée, si elle permet une transition en douceur, ne doit pas être confondue avec une adhésion pleine et entière au projet. Elle souligne plutôt le besoin d’accompagner ces paroissiens dans leur cheminement vers une appropriation plus positive du changement.
Dans ce contexte nuancé, il apparaît crucial de ne pas se contenter du statu quo, mais de s’engager dans une démarche d’amélioration continue de l’organisation du grand secteur paroissial. Cela implique d’être à l’écoute de toutes les sensibilités, de valoriser les aspects positifs de la réunification tout en travaillant à atténuer ses inconvénients perçus. Des ajustements réguliers, basés sur un dialogue ouvert, permettront de façonner progressivement une structure paroissiale qui réponde au mieux aux aspirations de tous les fidèles. C’est en prenant en compte la richesse de ces différentes opinions et en y apportant des réponses concrètes que le grand secteur paroissial pourra véritablement s’épanouir et remplir sa mission pastorale de manière efficace et inclusive.
Question 3 : Comment avez-vous vécu ces 4 derniers mois dans ce nouveau grand secteur de Notre-Dame du Ventoux ?
Très satisfaisant : (32.18%)
Satisfaisant : (33.33%)
Moyennement : (14.94%)
Pas d’avis : (9.20%)
Décevant : (6.90%)
Insatisfaisant : (3.4)
Analyse : Les réponses des paroissiens révèlent une tendance largement positive concernant leur expérience dans le nouveau grand secteur. En effet, une majorité significative, représentant 65,51 % des répondants, se déclare satisfaite ou très satisfaite de ces premiers quatre mois. Cela suggère une transition globalement réussie et bien accueillie par la communauté.
Cependant, l’analyse met également en lumière des nuances importantes. Près d’un tiers des répondants, soit 25,29 %, exprime une satisfaction modérée ou une certaine déception. Ce groupe représente une proportion non négligeable de paroissiens pour lesquels l’expérience dans le nouveau secteur n’est pas pleinement satisfaisante. Ces réponses indiquent des points d’amélioration potentiels qui méritent d’être explorés pour mieux comprendre les attentes spécifiques de ces paroissiens et identifier les ajustements nécessaires.
Par ailleurs, un pourcentage relativement faible mais significatif de 3,45 % des répondants se déclare insatisfait. Bien que ce chiffre soit marginal par rapport à la majorité satisfaite, il ne doit pas être ignoré. Ces voix critiques peuvent révéler des problèmes structurels ou organisationnels qui nécessitent une attention particulière pour éviter que ce sentiment d’insatisfaction ne s’étende à d’autres membres de la communauté. Il est essentiel de comprendre les raisons profondes de leur mécontentement afin de proposer des solutions.
Enfin, 9,20 % des répondants n’ont pas exprimé d’avis sur leur expérience dans le grand secteur. Ce chiffre peut refléter un manque d’implication ou un déficit de communication.
En conclusion, bien que la réunification des paroisses en un grand secteur semble être largement bien accueillie par la majorité des paroissiens, il reste une marge d’amélioration pour répondre aux préoccupations exprimées par environ un quart des répondants qui ne sont pas entièrement satisfaits. Il serait judicieux d’approfondir l’analyse des raisons derrière ces réponses mitigées ou négatives afin de mieux cerner les attentes et besoins spécifiques des paroissiens concernés.